(extrait) du CONSEIL MUNICIPAL du mercredi 24 mars 2010
(3 jours après mon élection)
“M. BRETILLON.(maire UMP de Charenton-le-Pont)
Si un lendemain d’élection peut nous laisser – nous « Charenton Demain » – un peu amères, je dois malgré tout féliciter M. Gilles-Maurice BELLAICHE pour son élection au Conseil Régional. Ces félicitations ne sont pas sans contrepartie, j’espère que Charenton bénéficiera d’une aide accrue ; en fonction des compétences de la Région, évidemment. (...)
“M. BELLAICHE – Mesdames et Messieurs, chers collègues, comme vous le savez, dimanche dernier, deux faits majeurs se sont déroulés dans notre ville. La Gauche et l’Écologie que je représente dans ce Conseil sont devenues majoritaires à Charenton. Et notre Ville compte parmi les siens un Conseiller Régional. À voir vos réactions, le mot « historique » n’est pas trop fort. Je me garderai bien de tout triomphalisme dans cette enceinte, mais permettez-moi de m’en réjouir. Je siégerai donc au Conseil Régional d’Île-de-France et, à ce titre, je représenterai l’ensemble des Franciliens et œuvrerai à la mise en place du programme pour lequel j’ai été élu avec Jean-Paul HUCHON. Toutefois, mon attachement à cette Ville – vous le savez – me donnera une vue et une attention particulière aux dossiers que votre majorité présentera.
Il faudra – et je réponds directement à la demande que vous venez d’exprimer, Monsieur le Maire – que vous fassiez un choix : m’avoir comme allié dans le seul but de satisfaire l’intérêt général des Charentonnais ou continuer à dévaloriser le travail de la Région et alors ne rien me demander – s’il vous plaît. En d’autres mots : faire de la politique politicienne ou œuvrer en élus locaux responsables. Car le moins que l’on puisse dire, c’est que vous avez mal commencé. Comment être entendu lorsque notre Maire a été le seul élu d’Île-de-France à mal se comporter avec le candidat HUCHON en campagne ? Il est allé jusqu’à lui indiquer qu’il était interdit de distribuer des roses sur le marché de Charenton une veille de Saint-Valentin ; alors que pour notre part nous laissions, dans un esprit républicain, Mme PECRESSE faire la même promenade dans le même marché.
M. BRÉTILLON – Sans les tracts.
M. BELLAICHE – Charenton est aujourd’hui, par vos égarements, la risée de la Région. Même les Maires de Maisons-Alfort et de Saint-Maurice ont laissé la campagne se dérouler sereinement.
Pour ma part, j’ai prouvé mon total investissement dans l’aide à apporter à la Ville ; premièrement lors de l’édification du lycée, puis récemment lors de votre demande d’intervention pour accélérer les décisions régionales concernant les pelouses de nos stades que vous venez d’évoquer. À cette époque, je ne siégeais pas encore au Conseil Régional, mais ma proximité avec le Président HUCHON me l’avait permis. Je continuerai dans ce sens. À mes yeux, seul l’intérêt général primera. Charenton peut profiter de cette élection. À vous d’en décider.
Je veux vous annoncer la bonne nouvelle, Monsieur le Maire : la couverture de l’Autoroute dans sa partie la plus profonde est possible, et – comment vous le dire ? – la DDE a déjà travaillé dessus. Je l’ai appris depuis mon élection. Elle a même budgétisé la possibilité. C’est vous dire à quel point je suis un iconoclaste utopiste puisque même la DDE l’a prévue et l’a budgétisée. Certes le coût est de 120 millions d’euros, loin des 25 millions que Monsieur HERBILLON aurait obtenus. Mais si je relis bien les contrats de financement de la Région – et j’en ai eu la confirmation, j’ai un courrier de Monsieur HUCHON ici – la Région participera lorsque vous le demanderez. Vous ne l’avez toujours pas fait, Monsieur BRÉTILLON. Elle participera à 50 % du coût de cette couverture. Donc allons-y, faites les études ou obligez la DDE à les sortir. Faites votre travail. Dès lors, je peux vous assurer que le Conseil Régional – et le Conseiller Régional nouvellement élu que je suis – apportera son obole à hauteur de 50 % du coût de cette couverture. En trois jours de mandat, je crois que je ne peux pas faire mieux !
Concernant les pelouses, Monsieur le Maire, je n’étais pas encore élu. Nous avons géré ce dossier avec Monsieur GAILHAC. Vous n’aviez pas obtenu la décision de la Commission permanente, je ne l’ai pas obtenue non plus. Mais j’ai obtenu mieux : une lettre personnelle qui vous a été adressée de la part du Président HUCHON vous disant « faites-le, je le passe à la prochaine Commission permanente ». Vous ne l’avez pas compris comme cela. Je l’ai ensuite expliqué à Monsieur GAILHAC, à Monsieur DURQUET, à Monsieur BANSARD. Vous êtes vous-même à la tête d’un exécutif, vous savez donc très bien que tant que la Commission permanente ne s’est pas prononcée, légalement, on ne peut pas vous donner un accord. En revanche, lorsque le Maire de Charenton– fort de sa majorité municipale –, dit et écrit à l’un de ses administrés « je m’engage à faire passer ce dossier dès la prochaine réunion » ; croyez-vous que l’administré va se dire « Non, le Maire est en train de me mentir » ? Alors oui, je pense que vous avez tort ; et j’ai même pensé en voyant l’étude du budget – mais nous le verrons tout à l’heure – puisque vous avez inscrit une des pelouses – pas les deux, nous en reparlerons – que vous aviez décidé de lancer l’investissement. Et si vous ne l’avez pas fait, il en est de votre responsabilité. Parce qu’aujourd’hui, la Région, à travers son Président, vous a dit que vous aurez cette subvention.
M. BRÉTILLON – « Sous réserve de la décision de la Commission permanente ». Et c’est cette ligne qui, évidemment, m’empêche de prendre de telles responsabilités pour une somme de 400 000 €. Nous n’allons pas revenir là-dessus. Je vous félicitais pour votre élection, c’est tout. Si vous le voulez, je peux aussi vous dire que pour un premier tour 23,5 % ce n’est pas absolument fantastique au moment où il y a une vague rose. Lorsque nous sommes élus, nous, en général, nous sommes élus sur notre nom au premier tour avec 56 % et nous avons le triomphe plus modeste.
Je crois avoir répondu avant même vos questions. Je crois que, dans l’intérêt des Charentonnais, nous devons mettre toutes nos énergies pour essayer, justement, de faire en sorte que la Région soit un petit peu plus souriante et un petit plus avenante vis-à-vis de la Ville de Charenton qu’elle a très profondément négligée, jusqu’ici. Sauf pour le lycée, je le répète. C’est la seule chose que nous ayons eue et c’est quelque chose d’important.
M. BELLAICHE – Vous avez mal lu ma documentation électorale : les logements sociaux, l’A.L.I.A.J… la Région est beaucoup intervenue. Monsieur BRÉTILLON, je ne peux pas vous laisser dire que la Région n’a fait que le lycée à Charenton. L’A.L.I.A.J, les pelouses, les logements sociaux, le lycée…
M. BRÉTILLON — L’A.L.I.A.J, c’était il y a huit ans, ne mélangez pas tout.
Nous reprenons le cours de ce Conseil Municipal (…)”