jeudi 9 juillet 2009

Les antennes relais en question

La circulation de 250.000 véhicules journaliers sans aucune protection phonique et les pollutions de tous genres qui en découlent sont déjà un record pour notre ville.
La dernière pollution en date est l’implantation des antennes relais des différents opérateurs de téléphonie sur les toits d’immeubles, mais pas n’importe lesquels : principalement ceux des bailleurs sociaux. Les dimanches 26 Avril et 31 mai derniers, à 6 h du matin, la société SFR, avec l’aval de notre Maire et contre l’avis des résidents, a procédé à l’installation d’une antenne-relais supplémentaire sur la terrasse du 105 rue de Paris, immeuble de logements sociaux appartenant à la RATP, et qui supporte désormais la totalité des opérateurs de téléphonie mobile.

Loin de nous l’idée de s’opposer à la couverture du territoire par les antennes relais de téléphonie mobile. Pourtant des solutions existent pour en atténuer les nuisances, notamment la mutualisation des équipements. Cet immeuble de la rue de Paris, surplombe de façon directe l’école maternelle de Conflans, qui accueillera à la prochaine rentrée 338 élèves, et à quelques mètres la crèche des Bordeaux et ses 60 berceaux. Le simple principe de précaution exigeait au moins le refus de la pose d’une antenne supplémentaire. Les cas de conflit se multiplient en France contre les implantations à risque des antennes relais. Tout dernièrement, les tribunaux ont condamné Bouygues Télécom à démonter une antenne relais au nom du principe de précaution. Encore, à Château-Thierry, la mairie a fait fermer une école en attendant le démontage d’un pylône, au nom du principe de précaution, suivant en cela l’exemple de plusieurs maires agissants en élus responsables. Les populations et les riverains concernés doivent se défendre, pétitions, recours devant les tribunaux, dépôt de plainte, etc…, l’éventail est large, il suffit de s’en servir. N’oublions pas que l’implantation anarchique des antennes relais peut faire courir, sur la santé des riverains, des risques… que curieusement on s’évertue à minimiser.

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